14/07/2005 (suite)

14/07/2005 (suite)
De retour de la citadelle on s'arrête à la fontaine. Il fait chaud et les tests de pression rafraîchissent pas mal. Cependant nous devions maintenant trouver à manger et les magasins étaient fermés. Après un long débat par rapport au prix indécent que peut pratiquer une boulangerie dans un coin pommé, on vide le stock de fougasses d'une boulangerie et (cela nous plut) la dernière fougasse était offerte.
Attendez, le 14 c'est férié, bon qu'est-ce qu'on fait? Bon, direction le lac du camping ça nous décrassera. Mais ce lac était éloigné et la chaleur du soleil nous calma dans nos ardeurs respectives lorsque nous nous insérâmes dans l'eau fraîche.
Le lac réservé à la clientèle du camping pullulait de ritaux qui découvrirent la faiblesse de leur peuple devant la force inaltérable et malgré l'effectif moindre de celle-ci qui les humilia, les balançant à l'eau et les dépouillant de leurs pauvres et rachitiques possessions constituées d'un radeau en véritable faux plastique. Nous concluâmes notre coup d'éclat par un saut multiple d'une élégance rare.
Avant de partir, une escouade hors-la-loi permit une escapade en pédalo qui prit la vitesse d'un hors bord lorsque la puissance incommensurable de deux preux bogoss intervint.
(devant l'absence de photo, j'en met une de la citadelle)

# Enviado em Sábado 10 Dezembro 2005 10:26

Modificado em Terça 26 Junho 2007 18:06

resuite (une journée c'est long)

resuite (une journée c'est long)
C'est décidé on part d'Entrevaux ce soir à la nuit tombante tels les preux conquérants d'un monde nouveau et plus puissant. A près s'être muni de provisions au Proxi (des fruits, des conserves, du lait en poudre, des biscuits, du pain...) discutant les denrées sur leur prix partagés entre la faim et la ratitude (rat-attitude).
La rando commence au crépuscule et notre fraîcheur permet un bourrage très net coupant les lacets tel la charge du rhinocéros noir blessé attentant à la vie de son adversaire dans un effort ultime. Bref on bourre et entamme déjà bien le col des Félines.
On s'arrête enfin pour installer un camp et manger. La division du travail s'effectue dans le taylorisme et la précision. Nous construisons une cabane en tronc d'arbres (abatus avec une hachette (ça défoule)) sur un romantique tapis de mousse qui nous attendait (photo). Après avoir manger une choucroute Beauchamp (marque déposée), intervient la conversation qui devait originellement introduire ce bl... carnet de bord (et voilà 2eme feinte et tu repars direct dedans, sois fin un peu!):
"Il va faire tout noir. -Ta gueule! -Pas con la tente sous la tête! -T'es bien pour chier Vince? -Nickel mais j'arrive pas. -Si tu continue à te forcer ça va te faire chier! -Comment tu dors Badedj'? -A poil dans la mousse! -Bon, bah j'y arrive pas du tout: j'ai chié deux petites merdes. -Quelle couleur? -Chais pas normal. -Donne-moi la couleur et je te dirais qui tu es."
on finit par s'installer pour enfin reposer nos corps même si une bataille de pomme de pain interrompit le processus d'endormissement surtout lorsque ça dégénéra en moussage facial.

# Enviado em Quarta 14 Dezembro 2005 09:57

Modificado em Terça 26 Junho 2007 17:24

15/07/2005 Le jour de la rando...

15/07/2005 Le jour de la rando...
Levé le matin à 1h... de retard par rapport à l'heure théorique. Destination : ce qu'on arrivera à atteindre. Direction originelle : le col des Félines. Malgré l'état du chemin laissé à l'arrache par les agents de la DDE, on bourre. Arrivés en haut du col, nous nous délectâmes : notre faim n'a pas eu son propre homonyme en ce jour. Ce col ayant été gravis à une vitesse inconcevable, la troupe ralentit la cadence. C'est alors que se présenta à nous une substantifique tête de lapin accroché en hauteur dans un arbre au-dessus du chemin. Après avoir risquer notre vie pour le récupérer il devint mascotte et totem de l'épopée. Un peu plus loin, nous faisons une pause KEMS devant une fontaine très cool qui coulait lentement. Ce jeu fut remporté par le tandem Vincent-Adrien qui se caractérise par l'absence de signe.
Après avoir croisé moult fois un camionneur perfide, nous arrivâmes à une espèce de bourg, Castellet-saint-Cassien (photo), composé en majorité par une chapelle avec en annexe dans le style d'une niche de chien une mairie (les panneaux d'entrée et de sortie de la commune étaient distant d'une petite centaine de mètres et enre les deux : rien). Plus loin deux enfants mortifiés assis devant une table nous présentaient sans un mot des bouquets de thym miasmatiques et des pommes de pain décomposées. Leur vente apparaissait telle la peine des Danaïdes tellement le néant et le chaos régnaient en maître dans l'atmosphère. Nous rompîmes le silence en nommant Roquestéron. A ce nom les enfants se sclérosent de torpeur, un gémissement de chien se fait entendre. Une vielle femme sort de l'ombre annonçant la longueur du trajet à parcourir de sorte que Roquestéron nous apparu pareil à l'Eldorado. Nous repoussâmes alors notre frugal déjeuner.
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# Enviado em Quarta 21 Dezembro 2005 02:50

Modificado em Terça 04 Setembro 2007 11:56

Rando (là c'est normal que c'est en plusieurs vu le temps que ça a paru durer)

Rando (là c'est normal que c'est en plusieurs vu le temps que ça a paru durer)
Nous croisons de nouveau le camionneur fougueux qui se présente maintenant comme un agent de la DDE, et nous reprenons la route. Nous franchissons le col du trébuchet en bourrant et durant des heures, les heures les plus chaudes de la journée, nous ne vîmes pas âme qui vive. La vallée était gigantesque, peuplée de vide. On avait grave la dallas et seulement deux misérables gueux de raviolis rachitiques. On sentait notre faim arriver mais pas celle de notre fastidieux périple (cf photo).
Après une exorbitante, sous un soleil d'un métal de plus en plus dense tendant vers la bismuth (M: 283g/mol), quelques photons après avoir percutés une demeure traversèrent notre rétine. La résidente nous offrit pommes et pain et nous vendit de délicieux fromage de chèvres. Nos papilles palpitantes étaient en émois malgré de nombreuses mouches attirées par les chèvres et les guêpes par la fontaine.
Dès lors que nous nous repîmes, nous reprîmes la route et atteignirent la Rochette. A ce stade de la journée les premières douleurs aux épaules se faisaient sentir avec force et tranchant. Un homme.. ou plutôt une femme mais alors barbue possédant un chien puissament relou, nous interpela de son balcon:
-où allez-vous jeunes téméraires de ce pas si prompt.
-Nous nous dirigeons vers Roqustéron.
Le chien de plus en plus puissament relou nous interrompit. La vieille reprit:
-C'est à 26 km (c'était déjà à 26 km il y'a 11km), vous ne l'atteindrez jamais vivant!
Un frisson parcouru nos épaules, nos yeux ne pouvaient se détacher de sa barbe opulente.

# Enviado em Sexta 27 Janeiro 2006 11:40

rando toujours (à la fin on ne pensais plus que celle-ci puisse exister!)

rando toujours (à la fin on ne pensais plus que celle-ci puisse exister!)
Après s'être torché un mirabellier, nous descendîmes par un chemin indiqué par vieux prisonnier de son propre potager. Ledit chemin nous éclaira, de par son inaccessibilité, sur le complot malveillant et les intentions funestes et premières de ces taupes de la DDE qui disposait si mal bornes et panneaux. Plus une once de doute, la DDE était bien décidée à mettre fin à nos jours. Nous fîmes d'ailleurs l'acquisition d'un ballon qui avait été déposé sur un piège machiavélique que nous déjouâmes avec volupté.
NOTA: Devant l'agacement scriptural et la quantité des péripéties la suite de la journée est résumée:
épaules explosées par sacs/pauses nombreuses/paradis pour enfant à St Pierre/petit foot dans un piètre état/évocation de Pali comme lieu de délices (où on peut manger)
A Pali:
-C'est où Pali, à une vieille femme?
-C'est ici.
Description: deux maisons séparées de 100m au bord d'une route. Soudain apparaît furtivement un incongru agent de la DDE qui ne fait que confirmer notre thèse susdite.
Bar de Pali:
-On peut bouffer gratuit?
-C'est quoi le moins cher?
-quel grammage?
Résultat 6 sandwichs au pâté à 3¤ ma foi très bons. Mais la serveuse déjà sous le charme ne sut s'empêcher de composer secrètement une pizza GRATUITE.
On campe ensuite 50m plus haut et on bouffe les raviolis déffrichant une clairière pour la nuit.
(photo: La Rochette)

# Enviado em Sexta 27 Janeiro 2006 12:09