journée glandouille. Lever très tard .L'heure du lever augure une journée placée sous le signe de la paresse. On se dirige très tôt vers la rivière ou une bataille boueuse ayant certes des vertus pour la peau mais qui, d'un point de vu faciale apparaît dégueulasse, éclate.
Le courant massant est ensuite allègrement amplifié par un double barrage dirigeant l'eau en un point. Certains blocs du barrage atteignaient jusqu'à 70 kilos. Aucune roche à proximité ne put l'emporter sur la fougue et la détermination de nos corps reposés. Badedj et Ben entreprirent la lessive de leurs vêtements, tandis que les autres s'entassent sous l'ombre d'un des rares arbustes.
Repas.
Après avoir mangé la troupe s'en va digérer sur l'autre rive ou l'air semble meilleur et les oiseaux plus gais. La traversée de l'eau permit à Ben d'en finir avec son rebus électrique de portable. Un peu d'écriture et de bousille libellule(jeu très ludique inventé le matin même dont le principe est pour le moins évident). Auto-stop jusqu'à Roquestéron : Etienne et ben finissent à pied. Adri et Mike dans une Golf d'un résidu de pochard d'agent de la DDE conduisant Ricard à la main en allant au bar.
On a bouffe et argent sur nous mais aussi et surtout la «ratitude» : Et si on bouffait pour rien?
Adrien et Vince obtiennent de la boulangère une baguette de pain rassis. Badedj et Mike se confrontèrent sans succès à la radinerie du bar et deux foyers visités après nous confirment que les Roquesterains n'avaient absolument rien à manger dans leur maison. Nous en conclûmes que ceux qui en avaient dans la bouche devaient l'avoir en ce lieu depuis bien longtemps. Suite à cet échec, ballon en main et pont en vu nous inventâmes un nouveau jeu : en plain milieu d'une ville, macaquer avec ces bras en bas d'un pont un ballon de sorte que celui-ci passe par-dessus sans toucher d'obstacle mobile tel que voiture et femme avec poussette.
Une passerelle condamnée entrave notre chemin du retour: Etienne entreprend un rampage extrêmement physique mais qualifié de «couillon» par les autochtones septuagénaires. Puis, chacun son tour, la franchit d'une manière plus ou moins originale.
Un arbre de mirabelle extrêmement foisonnant complète notre repas tout en ayant la primeur d'être gratuit mais le désavantage de finir torché. Les mirabelles n'eurent plus de secret pour nous car chacun remplit sa pense jusqu'à l'éc½urement. A nouveau Volley mais très lourd, Slam Dunk et enfin pompes jusqu'à la tombée de la nuit. Nous rentrâmes à pied dans l'obscurité , effrayant d'éventuelles voitures auto-stop, poursuivis par des déesses quasi imaginaires dont seule la voie nous parvint, et chantant gaiement, oubliant même la foisonnante armée d'arachnéides qui nous avait barré la route.